Chiens des villes, chiens des champs

 

 Habiter en cœur de ville ou dans un petit village à la campagne avec son chien ou ses chiens implique des ajustements à mettre en place pour garantir le bien-être, le confort et la sécurité du chien.

 

A la campagne, le chien aura l’opportunité de gambader sur les chemins, même sans laisse, une sensation de liberté et d’espace, la truffe humide au vent, l’envie de débusquer un mulot, de courir derrière un lapin, flairer un faisan, marcher dans les flaques… Mais les dangers ordinaires guettent : des pièges pour animaux de la forêt aux produits empoisonnés sur le bord des chemins, en passant par les actions de chasse qui limitent aussi les circulations. Il n’est pas rare aussi que le chien qui a l’habitude de se promener dans cet infini, autonome, développe des difficultés d’adaptation lorsqu’il arrive en zone plus urbanisée : il faut tolérer le port du collier ou de la longe, partager un trottoir avec chiens et humains, absorber des bruits inconnus, claquements, vibrations, et que dire des odeurs ?? Bref une reprise en main pour agrandir le seuil de tolérance du chien à son nouvel environnement (même s’il n’est qu’occasionnel) est indispensable. Tout en douceur, tout en confiance !

 

Résider en ville, c’est devoir sortir son chien plus souvent pour ses besoins, c’est partager les trottoirs avec les autres dès son plus jeune âge, marcher plus près de son maître, être habitué au harnais de marche ou au collier et surtout faire attention à tous les dangers qui peuvent représenter un risque pour le chien : un bruit sec peut provoquer un écart du chien, tout comme le croisement d’un chien agressif et postillonneur ; un accident est vite arrivé avec un véhicule qui circule un peu vite dans la rue et le chien qui échappe à la vigilance de son maître. Avoir un bon rappel ne suffit pas, il faut une « ceinture de sécurité », que le chien soit attaché et maîtrisable à tout moment. Et c’est là que les dérouleurs/enrouleurs sont les plus dangereux. Il faut rembobiner vite, quitte à prendre le câble en main pour diminuer la longueur et se retrouver avec le métrage dans la main.

 

Au-delà d’une socialisation impeccable nécessaire dès l’enfance, la maîtrise des consignes de base (assis- couché- pas bouger- s’arrêter devant un passage piétons, ne pas manger par terre) est essentiel. Pouvoir porter une muselière en certaines occasions (sans que cela soit une contrainte, il faut donc « apprendre » la muselière), ne pas tracter en longe sont tout aussi indispensables. Rares sont les villes qui proposent des parcs canins où les toutous peuvent s’ébattre en liberté dans un terrain clôturé, il faut trouver un espace vert suffisamment grand et propre pour laisser courir son chien ou foncer sur la plage (zone autorisée s’entend !), car le manque d’activité physique peut agir sur le comportement, l’équilibre du chien directement.

 

 Conditions indispensables : S’adapter à son environnement avec son maître comme repère, comme guide de vie. Manifester une attitude civique en tant que maître (ramasser les déjections, ne pas imposer son chien aux autres qui ont peut-être peur, savoir gérer les aboiements, les contraintes de déplacement dans le collectif…).

 

Petit matériel nécessaire : un collier, un harnais, une longe entre 2m50 et 3 m, du temps à passer avec son chien pour la tendresse, le jeu, un sens de la responsabilité canine et humaine, une bonne éducation dans la bonne humeur ! Et de l’imagination, de la créativité pour renouveler le plaisir d’une balade, d’une sortie en centre-ville, sur une esplanade…

 

Article rédigé en octobre 2018.